Histoire de l’école

L’école Notre- Dame de Grâce – Saint Joseph  est une école riche de son passé, car ancrée depuis de nombreuses années dans le village ; elle doit sa création d’une part aux frères maristes venus en 1881 de Saint Paul Trois Châteaux et d’autre part aux religieuses des Vans qui assurèrent successivement la bonne marche de l’école de 1849 à 1903.

Comme pour l’école communale de garçons vers la même époque, la scolarité est payante en fonction du revenu des familles, l’école devant accueillir gratuitement « six élèves de familles pauvres, nommés par la mairie ». Pendant près de 60ans, les religieuses de cet ordre ont eu le souci d’accompagner et d’instruire les enfants du village en restant fidèles à l’Esprit de leur Ordre.

Depuis, des directeurs et organismes de gestion se sont succédés, tous ont eu à cœur de véhiculer les valeurs originelles de l’école.

Tenant à ce que les racines ne soient pas oubliées, même si la société et le contexte ont évolué, les membres de la communauté éducative souhaitent poursuivre cette tradition.

Historique de l’école en détail 

1881 marque la naissance de l’Ecole Libre des Garçons de Maillane. En effet, en octobre 1881 arrivent à Maillane les Frères Maristes de Saint Paul Trois Châteaux, qui ouvrent l’école catholique libre de garçons. Cette école se tenait dans une maison que le Comité des Ecoles louait et que les maillanais connaissent actuellement comme celle du Commandant Martin, ancien maire de Maillane, décédé en avril  1981. Cette école était dédiée sans doute à saint Louis de Gonzague (Patron de la jeunesse), car chaque année, le 25 août malgré les vacances, il y avait une fête à l’école pour les enfants. (La fête de Saint Louis de Gonzague se situe en fait le 26 juin, alors que le 25 août on fête Saint Louis, Roi de France, mais on choisissait cette date pendant les vacances pour éviter de perturber l’année scolaire).

La matinée de cette fête était consacrée à la messe, qui suivaient des jeux d’enfants (litres saùt, la courso dins la saco, la courso a ped couquet  …). L’après midi, on partait à Frigolet à pied ou avec la voiture à cheval de Monsieur Chamois.

Un premier Comité des Ecoles se mit très vite en place, qui comprenait :

  • Théophile Mistral, président,
  • Monsieur Galissard (curé), vice-président,
  • Monsieur Lillamand (vicaire), secrétaire,
  • Faustin Vial, trésorier.

Les différents directeurs de l’Ecole Libre de Garçons furent successivement :

  • Frère Abilius, de 1881 à 1885,
  • Frère Héliodore, de 1885 à 1892,
  • Frère Martius, de 1892 à 1903.

En 1903, par suite de la politique antireligieuse d’Emile Combes et de l’interdiction faite aux congréganistes d’enseigner, frère Martius se sécularisa et continua de diriger l’école sous le nom civil de Monsieur Caisergues, jusqu’à ce qu’il soit obligé de partir et laisse la place, en 1904, à Monsieur Auguste Granget, qui prit la direction de l’école et pour adjoints Messieurs Poudevigne, Pratviel et Blahcer.

En janvier 1907, nouveau changement de directeur, Monsieur Astier remplace Monsieur Granget et va assurer la direction de l’école jusqu’à la fermeture d’août 1915.

Mais l’école libre de Maillane devait revoir le jour. Le 8 novembre 1931, dans la salle du patronage, une grande réunion eut lieu à laquelle étaient conviés tous les paroissiens, pour y discuter de la fondation d’une nouvelle école.

Le 29 août 1932, à l’occasion des fêtes de Notre Dame de Grâce, eut lieu, en présence de l’Archevêque d’Aix, Monseigneur Costes, et de la municipalité (le maire étant alors Monsieur Gautier) la bénédiction de la nouvelle école que l’on baptisa Ecole Saint Joseph, en hommage sans doute à la donatrice du terrain, Mademoiselle Joséphine Pitra.

Le vendredi 21 octobre 1932, l’école Saint Joseph ouvrait ses portes avec pour directeur Monsieur Auguste Granget qui occupa ce poste jusqu’en 1944. C’était le début d’une nouvelle époque pour l’école libre de garçons, époque qui dure toujours et qui vit se succéder les directeurs suivants :

  • De 1944 à 1951, Monsieur Cyprien Mollard
  • De 1951 à 1954, Monsieur Barthélémy Loxq
  • De 1954  à 1962, Monsieur Adrien Lahondes
  • De 1962 à 1963, Monsieur Sulik
  • De 1963 à 1964, Monsieur Hurt
  • De 1964 à 1966, Monsieur Orsini François
  • De 1966 à 1967, Monsieur Gros
  • De 1967 à 1972, Monsieur Aigon Jean-Mairie
  • De 1972 à 1989, Monsieur Dubois Gérard
  • De 1989 à 1993, Madame Biollay Lili
  • De 1993 à  2002 , Madame Enjalbert
  • De 2002 à 2013 , Madame Philipps Cécile
  • De 2013 à 2016 , Madame Gerace Valentini Véronique
  • De 2016 à … , Madame Rollin Freydiere Laëtitia

Sans vouloir remonter trop loin, il semble qu’il n’y ait eu à Maillane jusqu’en 1903 qu’une école de filles, communale, mais dont le caractère profondément catholique ne fait aucun doute, du fait du personnel presque exclusivement religieux qui en assurerait le fonctionnement depuis au moins 1843.

En 1837, il est question dans une délibération du Conseil Municipal du 5 Mars de l’établissement d’une « école communale, primaire, élémentaire de filles », dont la directrice sera Madame Marie Rose Teissere, veuve Pelissier. Cette école ouvrira ses portes fin 1839 ou début 1840, dans les locaux de ce que l’on appelait alors maison commune ou hôpital , bâtiment situé sur ce que l’on appelle aujourd’hui le cours.

Comme pour l’école communale de garçons vers la même époque, la scolarité est payante en fonction du revenu des familles, l’école devant accueillir gratuitement « six élèves de familles pauvres, nommés par la mairie ».

De 1843 à 1848, deux religieuses de l’ordre des sœurs des Saints Noms de Jésus occupèrent les postes d’institutrices.

Le 1er octobre 1848, les sœurs Saint Sauveur, Marie Clémence et Juliette quittèrent leur couvent des Vans pour aller assurer la direction de l’école des filles de Maillane.

L’école ouvrit ses portes en janvier 1849, sous la direction de Mademoiselle Marie Verger, (qui avait 26 ans à l’époque) qui n’est autre que la sœur Saint Sauveur, plus connue des maillanais sous le nom de Madamo Sant Sauvaire (dont il est question à plusieurs reprises dans l’ouvrage du Père Honorat, Notre Dame de Grâce, P 32, 46 et 47) qui se montra « héroïque en charité et en dévouement » au plus gros du choléra de 1854.

De 1849 à 1903, une cinquantaine de religieuses des Vans assurèrent successivement la bonne marche de l’école des filles.

Mais le 6 mai 1903, l’école communale de filles fut laïcisée. Les religieuses furent obligées d’abandonner momentanément leur école et de se séculariser pour pouvoir continuer d’enseigner.

Le 7 mai 1903, le lendemain donc de la laïcisation, une école laïque de filles dirigée par Mademoiselle Gilly, s’ouvrait dans les mêmes locaux qui servaient jusque là d’école communale.

Il fallut donc parer au plus pressé et trouver des locaux pour ce qui était désormais l’Ecole Libre de Filles.

Les membres du comité formé en catastrophe, (Louis Fougasse, Louis Pitra, Augustin Lillamand, Léon Daillan et Théophile Mistral, président) trouvèrent une remise appartenant à Monsieur Lillamand, et qui aujourd’hui la maison de Monsieur Fortuné Lillamand.

Il fallut trouver également des institutrices. Ce furent des jeunes et vieilles filles de Maillane : Mesdemoiselles Marie Bérard, Anaïs Lillamand, Charlotte Charles, Louise Vial, Marie Lillamand-Noailles .

Le 24 juin 1903, les sœurs des Vans sécularisées revinrent en même temps qu’on trouvait un nouveau local dans une maison annexe au château de Monsieur Théophile Mistral.

Ces nouvelles institutrices furent Mesdemoiselles Louise Pellegrin (en religion Sœur Marguerite de la Croix) directrice, Marie Chaix (Sœur Elisabeth de la Croix), Madeleine Combaluzier (Sœur Saint Paul).

En 1915, l’école de garçons ayant dû fermer ses portes, l’école des filles en occupa les locaux désormais vacants (maison du Commandant Martin).

Enfin, en 1938, les maillanais décidèrent de faire bâtir une école libre de filles à côté de la toute récente école de garçons. Une quête dans le pays, organisée par Monsieur l’abbé Fraize et les membres du Comité produisit 75 000 francs en trois jours, ce qui couvrait la presque totalité du devis.

C’est ainsi que le 3 mai 1938, eut lieu, en présence de Monseigneur Roques, Archevêque d’Aix , la bénédiction de la nouvelle école, appelée Ecole Notre Dame de Grâce, sans doute parce que Monsieur Fraize, curé, avait confié le succès de la souscription pour sa construction pour la construction à la vierge miraculeuse.

Le dimanche 20 juin 1948 eurent lieu les fêtes du centenaire de l’arrivée des religieuses des Vans à Maillane. Au cours de ces fêtes, présidées par Monseigneur de Provenchères, l’abbé Fraize, curé de Maillane, et « bâtisseur » des écoles, fut nommé chanoine honoraire tandis que Monsieur Auguste Granget, ancien directeur de l’école libre de garçons de 1932 à 1944 recevait la médaille d’or du mérite diocésain.

Nous donnons ci-dessous une liste hélas incomplète des présidents du Comité des Ecoles Libres.

  • Avant 1944/45, Monsieur Baptiste Gruot,
  • De 1945 à 1959, Monsieur François Cornillon (Fanfete) (C’est pendant cette période que furent instituées les kermesses annuelles qui permettaient d’apporter une aide matérielle précieuse au fonctionnement des écoles. La première kermesse eut lieu le 9 juin 1946, pour Pentecôte. Vers la même époque et dans le même esprit d’aide financière aux écoles, se constituait également le Groupe Artistique, formé presque exclusivement de maillanaises et maillanais , tous bénévoles).
  • De 1959 à 1962, Monsieur Pierre Mourrin
  • De 1962 à 1967, Monsieur Laurent Bayol
  • De 1967 à 1974, Monsieur Jean Baptiste Gruot
  • De 1974 à 1979, Monsieur Jean Chauvet
  • De 1979 à 1993, Monsieur Henri Moucadel
  • De 1993 à 1999, Monsieur Patrick Tenaille
  • De 1999 à 2001, Madame Monique Richard
  • De 2001 à 2004, Monsieur Francis Petitjean
  • De 2004 à 2009, Monsieur Joseph Daniel ( décédé le 9/08/2009)
  • De 2009 à 2013, Monsieur Thomas Pinoncely
  • De 2013 à …. , Madame Antonia Geynes

Quelques dates importantes dans la vie des écoles.

En 1963, les écoles signent un contrat avec l’état. Le salaire des maîtres n’est plus à la charge des écoles.

En 1969, les deux écoles sont géminées, c’est à dire que les deux écoles gardent chacune un directeur mais les classes sont mixtes.

Notre Dame de Grâce a trois classes :

  • 1 classe enfant, Petit et Moyen Section Madame Lançon
  • 1 classe enfant , Grande Section B. Desrolles
  • 1 classe CP Mademoiselle Grandmaison

Saint Joseph a deux classes :

  • 1 classe CE1, CE2 Madame Biollay
  • 1 classe CM1, CM2 Monsieur Aigon

En 1970, l’OGEC entreprend la construction d’une cantine attenante à l’école.

En 1980, la société civile Sainte Agathe achète un terrain contigu à l’école pour construire un préau et des sanitaires.

En 1983, on démolit la classe enfantine qui est vétuste et ne correspond plus aux normes en vigueur.

Cette nouvelle classe dispose d’une salle de repos, des sanitaires adaptés aux jeunes enfants et un hall d’accueil.

En 1985, on reconstruit le préau de l’école Saint Joseph qui était trop petit et on refait les sanitaires.

En 1995, les deux écoles sont regroupées en une seule école Notre Dame de Grâce/Saint Joseph. Il  n’y a plus qu’une unité pédagogique pour 5 classes.

En 2010 une 6° classe est ouverte.

Et la prochaine date importante de notre école s’écrira avec vous.